Bibliographie

PUBLICATIONS – OUVRAGES Collectifs

PUBLICATIONS – CATALOGUES OU REVUES D’ART

INTERVENTIONS PUBLIQUES

EXPOSITIONS ET COMMISSARIAT D’EXPOSITIONS

Collages en France 

(2013)

Ce projet s’inscrit dans un programme de recherche de l’ESACM intitulé ″L’expérience du paysage″. Neuf personnes, enseignants et étudiants de master sont les auteurs de cette recherche. Ce livre est le 3ème temps d’un travail autour du cinéma de Jean-Luc Godard, dont le premier acte en octobre 2012 a pris la forme d’une journée consacré à son cinéma, suivi en novembre 2012 d’un voyage de dix jours à travers la France et la Suisse retraçant à la fois son histoire personnelle et cinématographique.

Un voyage de recherche comme on construit un film, une enquête.

Equipe de recherche (écriture, images, montage)

Vincent Desblois
Alex Chevalier
Philippe Eyedieu
Michel Gaillot
Juliette Gibelin
Adrien Hoffman-Hervé
Gaëtan Larant
Golnaz Payani
Alex Pou

Ecole Supérieure d’Art de Clermont Métropole

“De la ville comme espacement de l’existence”

Texte pour Valerie Jouve dans son livre “Résonances”  (2012)

“J’ai construit ce livre comme une promenade,une déambulation à travers des villes que j’ai traversées, à travers un monde ; je l’ai voulu comme un voyage au moyen d’images dont la rencontre, sans autre information que celle de leur présence, articule des espaces visuels, de même qu’une musique peut, par le biais de la composition, mettre notre corps en mouvement. Les résonances que j’ai cherché à mettre en oeuvre entre les images traduisent un regard sur une époque, un rapport au monde et surtout l’idée que la rencontre est, par essence, une mise en mouvement du monde…”

– Valérie Jouve

Sens multiple. La Techno.
Un laboratoire artistique et politique du présent

(1998)

Sans en faire de quelque façon son thème ni un de ses messages, la musique techno, dans son bruyant silence, semble laisser entendre que les figures socio-historiques du Sens ne font plus sens, et ne peuvent plus en conséquence fragmenter le monde selon une partition ethnique et politique qui l’avait jusque là distribué en identités séparées ou opposées. Cette musique serait alors celle du commun du monde, musique éminemment cosmopolitique… Comme on peut s’en rendre compte dans les raves – mais aussi dans de nombreuses pratiques artistiques contemporaines -, l’art et le politique ne sont plus séparés comme s’ils définissaient des champs opératoires hétérogènes, mais sont en quelque sorte soudés l’un à l’autre dans des agencements collectifs souples et éphémères se formant autour de sensations communes. Qu’il y ait toutefois une telle convergence de l’art (les arts et les techniques) et du politique, ne signifie pas pour autant que nous sommes renvoyés à une esthétisation du politique (la communauté comme œuvre d’art), ni même à une politisation de l’art (l’art social ou l’art critique). Cela nous indique peut-être seulement qu’il nous reste à mettre en oeuvre un art qui ne soit plus seulement représentation de l’Idéal, une technique qui ne soit plus finalisée exclusivement par les impératifs économiques, et un espace politique qui ne repose plus sur une quelconque vérité. Tout un programme qui renvoie, au fond, à la possibilité d’inventer singulièrement et collectivement une existence qui ne serait plus détournée de sa finitude et de son libre déploiement dans l’horizon d’une mondialité métissée et a-territoriale. Cela pourrait bien être pour notre temps, pour nous qui le partageons – n’en déplaise aux défenseurs de la pureté et de l’Idéal – à la fois notre tâche et notre destin.

Avec les entretiens de Jean-Luc Nancy et Michel Maffesoli

Nous, peuple des voix (2002)

Michel Gaillot, philosophe et critique d’art, aborde dans ces essais le rapport de l’art au politique (la question de la “communauté”, de “l’être-en-commun”, de “l’être-avec”).

 

Ce livre rassemble cinq textes que le philosophe et critique a écrits depuis 1992 pour des conférences et des publications dans des revues d’art : L’art, phénoménologie des “choses tues” (1992), Nous, peuple des voix (1995), L’identité : entre fragmentation et globalisation (2000), Pratiques artistiques collectives d’aujourd’hui (1999), “Copyright” ou “copyleft” ? Remarques sur la notion de “propriété intellectuelle” en général, et en particulier sur sa remise en question dans l’environnement numérique (2001).

 

Ville de Vénissieux, 2002

 

“Qu’en est-il du sens, quand désintoxiqués du besoin de le dériver d’une substance suprême (Dieu ou Nature) ou de se le proposer comme destin (Histoire ou Progrès), nous nous retrouvons confrontés non pas à son absence, mais à son “ouverture” ou à son caractère essentiellement “problématique”, indécidable ou inappropriable ? Délestés des modèles traditionnels ou théologico-politique, nous n’aurions plus en somme que les “perspectives” singulières de l’avec ou du nous, de leur vérité, dissémines et partagés dans les voix toujours singulières et irréductiblement plurielles ou multiples qui l’exposent. Et c’est pourquoi aussi les essais présentés ici ne cessent en leur fond de parler du rapport de l’art au politique, mais dans un sens tout autre que celui de l’engagement de l’art dans la politique, comme c’était encore massivement le cas dans la modernité, c’est à dire en un sens où l’art serait peut-être aujourd’hui, mieux que la politique elle-même (qui semble se dissoudre aujourd’hui dans le seul pouvoir du marché et du “libre échange”), capable de prendre la mesure de cet inachèvement constitutif et originaire de l’être ensemble et du sens.”

Le lieu en offrande (2005)

Ainsi, si le travail artistique de Jean-Marc Cerino procède bien d’un souci politique, plus encore s’il opère et initie une véritable subversion politique, ce n’est pas en se réclamant d’une posture révolutionnaire, idéologique ou critique (laquelle on le sait se fait aisément neutraliser et retourner elle-même en « marchandise spectaculaire », servant finalement plus ce qu’elle dénonce haut et fort qu’elle ne le dessert ou ne l’entame), mais c’est – dans la texture ou la matérialité même de l’image – en créant de nouvelles formes plastiques, en l’occurrence ici dans la peinture notamment par l’effet complexe de transparence, ainsi que par l’écart et le retard qu’il y introduit comme rapport à l’image et en elle à l’autre qu’elle présente, qu’il y parvient.
Michel Gaillot – Le lieu en offrande [extrait]

 

Publié à l’occasion de l’exposition “Dépositions I” de Jean-Marc Cerino, dans le cadre du projet “Territoires”, Villa du Parc, Annemasse, en 2005.